Chanson d’automne, de Paul Verlaine (XIXe siècle). 18 vers en tout, dont 6 à réciter au CP.
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Paul Verlaine (mort en 1896), Poèmes saturniens (1866). Texte relevé sur Wikisource.
Ce qu’on apprend au CP : la première strophe
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.
Le poème complet compte 18 vers ; au CP on n’en récite que 6.
La fiche à imprimer
Chanson d’automne à réciter au CP
Les 6 vers à réciter en gros caractères, avec la place pour illustrer et la ligne de signature de la maîtresse.
C’est le premier texte du recueil de poésies du CP, donné en général dès la rentrée. Ses vers de trois ou quatre syllabes sont courts à retenir, mais les mots (« sanglots », « langueur », « monotone ») demandent d’être expliqués avant : c’est du vocabulaire avant d’être de la mémoire.
Ce que raconte le poème
Le poète entend le vent d’automne et le compare à des violons qui pleurent. Ce n’est pas une histoire : c’est une impression, celle d’un jour gris où tout va lentement.
Les mots à expliquer avant d’apprendre
Sanglots, langueur et monotone : ces mots ne se disent plus guère aujourd’hui, et un enfant qui récite sans les comprendre oublie deux fois plus vite.
- sanglots : des pleurs, quand on pleure très fort
- langueur : une tristesse douce, sans énergie
- monotone : toujours pareil, qui ne change jamais
Comment l’apprendre en quatre soirs
- Premier soir : Les sanglots longs / Des violons
- Deuxième soir : De l’automne / Blessent mon cœur
- Troisième soir : D’une langueur / Monotone.
- La veille : le poème en entier, debout, une seule fois. Puis on arrête.
Les vers sont très courts, deux ou trois mots chacun. On les apprend deux par deux, en marquant la rime : longs / violons, cœur / langueur.
Le piège de ce poème
« Blessent » se prononce comme « blesse » : le -ent de la fin ne s’entend pas. Beaucoup d’enfants disent « blessente ».