Deuxième thème : on quitte la ville pour les espaces où l’installation est difficile – froid, aridité, relief, isolement. Le programme demande d’étudier les adaptations, mais aussi les représentations : ce qu’on croit de ces espaces sans y être allé.
Les exercices sur les espaces à fortes contraintes en 6e à imprimer
Une page en quatre temps : nommer la contrainte, trier description et représentation, les deux facteurs d’adaptation, puis la biodiversité.
- Nommer la contrainte : aridité, froid, relief, isolement
- Description ou représentation : quatre formules à classer
- L’adaptation : les deux éléments dont elle dépend
- La biodiversité : expliquer pourquoi elle est grande ici
Ce que l’exercice évalue : la distinction entre une description et une représentation – « un espace vide » n’est pas une mesure, c’est une idée qu’on s’en fait.
Habiter un espace à fortes contraintes
Nommer la contrainte, description ou représentation, l’adaptation.
La leçon à coller dans le cahier
Froid, aridité, relief, isolement : les adaptations, et ce qu’on croit de ces espaces.
L’évaluation à imprimer, avec sa correction
Une page, avec la grille des 4 compétences du programme et un barème sur 13 points.
Pour l’enseignant : la séquence complète
Le déroulé prêt à l’emploi, adossé au programme d’histoire-géographie du cycle 3, BO du 30 juillet 2020.
La séquence complète, séance par séance
Trois séances de 55 minutes, dont une bâtie sur des documents touristiques à décrypter.
Ce que le programme demande en 6e
Trois exigences, et la troisième est celle qu’on oublie le plus souvent.
- Les contraintes : « Certains espaces présentent des contraintes particulières pour l’occupation humaine. »
- Des adaptations variées : « suivant leurs traditions culturelles et les moyens dont elles disposent »
- Les représentations : « On mettra en évidence les représentations dont ces espaces sont parfois l’objet »
- La biodiversité : « ainsi que les dynamiques qui leur sont propres, notamment en matière de biodiversité »
L’évaluation sur les espaces à fortes contraintes en 6e
Le contrôle attend une distinction que les élèves confondent souvent : entre ce qu’on observe et ce qu’on imagine d’un lieu.
- Identifier des contraintes naturelles : froid, aridité, relief, isolement
- Expliquer une adaptation : selon les traditions culturelles et les moyens
- Distinguer description et représentation : « vide », « sauvage » sont des idées
- Expliquer la biodiversité : faible occupation humaine
Ce qui n’est pas évalué : un territoire précis imposé – les cas sont laissés au choix de l’enseignant.
Comment aider à la maison
- Chercher les traces humaines sur l’image. Devant une photo de désert ou de montagne, demander : qui vit là ? On en trouve presque toujours.
- Repérer les mots qui jugent. « Sauvage », « hostile », « vierge » : ce sont des représentations. Les remarquer dans une publicité de voyage est un bon exercice.
- Comparer deux adaptations. Deux sociétés dans un milieu comparable ne vivent pas pareil : c’est le cœur de l’attendu.
- Ne pas plaindre les habitants. Le programme parle d’adaptation et de savoir-faire, pas de survie subie.
Les erreurs classiques
- Il écrit que ces espaces sont vides. Ils sont peu peuplés. Le mot « vide » est précisément la représentation que le programme demande d’étudier.
- Il croit qu’une contrainte interdit d’habiter. Elle rend l’installation difficile ; des sociétés vivent partout.
- Il oublie la biodiversité. Elle est nommée par le texte et relie ce sujet à la protection.
- Il fige ces espaces dans le passé. Tourisme, exploitation, protection, climat : ils connaissent des dynamiques rapides.
Quels territoires faut-il connaître ?
Aucun en particulier : le programme précise que « les cas étudiés sont laissés au choix du professeur ». Ce qui est évalué, c’est le raisonnement, applicable à n’importe quel exemple.
Pourquoi parler de « représentations » en géographie ?
Parce que l’idée qu’on se fait d’un lieu a des effets réels : elle attire des touristes, justifie des aménagements, ou fait oublier ceux qui y vivent. C’est un objet d’étude, pas une opinion.
Ces espaces sont-ils vraiment riches en biodiversité ?
Souvent, oui, justement parce que l’occupation humaine y est faible. C’est ce qui motive les mesures de protection.
Ce sujet ouvre le deuxième thème, avec les espaces agricoles de faible densité.
Cette notion figure dans la page de géographie de la 6e.