Deuxième sujet du thème 2, et le plus souvent mal révisé. La question du programme n’est pas « que raconte la légende de Romulus » mais à quoi elle sert : comment un récit de fondation permet à Rome d’asseoir sa domination, et comment il est mis en scène.
Les exercices sur Rome, du mythe à l’histoire en 6e à imprimer
Une page en quatre temps : trier ce qui vient du mythe et ce qui vient des fouilles, le vocabulaire, les supports de diffusion, puis la question de fond sur l’usage politique du récit.
- Mythe ou fouilles : quatre informations à classer
- Le vocabulaire : Énée, le Palatin, Mars
- Les supports : monnaies, statues, monuments
- Le raisonnement : pourquoi un historien étudie un récit qu’il sait faux
Ce que l’exercice évalue : l’usage politique du mythe, qui est l’attendu du programme – et non le récit lui-même, que beaucoup de révisions prennent pour le sujet.
Rome, du mythe à l’histoire
Le mythe ou les fouilles, les supports du récit, l’usage politique.
La leçon à coller dans le cahier
Romulus, Énée, les fouilles du Palatin, et l’usage politique du récit de fondation.
L’évaluation à imprimer, avec sa correction
Une page, avec la grille des 4 compétences du programme et un barème sur 13 points.
Pour l’enseignant : la séquence complète
Le déroulé prêt à l’emploi, adossé au programme d’histoire-géographie du cycle 3, BO du 30 juillet 2020.
La séquence complète, séance par séance
Trois séances de 55 minutes, construites sur la confrontation récit / archéologie.
Ce que le programme demande en 6e
La question officielle est double, et sa seconde partie est celle qu’on oublie le plus souvent.
- L’usage du mythe : « Comment le mythe de sa fondation permet-il à Rome d’asseoir sa domination ? »
- Sa mise en scène : « et comment est-il mis en scène ? »
- La confrontation : « les récits mythiques et bibliques sont mis en relation avec les découvertes archéologiques »
- Les lieux : Rome, et le Palatin où l’on a fouillé
L’évaluation sur Rome, du mythe à l’histoire en 6e
Le contrôle ne demande pas de raconter la légende, mais d’expliquer à quoi elle sert. C’est le point sur lequel une révision mal orientée se perd.
- Raconter brièvement le mythe : Romulus, Rémus, la louve, Énée
- Dire ce que montrent les fouilles : un village de cabanes sur le Palatin
- Expliquer l’usage politique du mythe : des origines divines qui légitiment
- Citer les supports de sa diffusion : monnaies, statues, monuments, poèmes
Ce qui n’est pas évalué : l’histoire de la République romaine et de ses institutions, qui n’est pas dans ce sujet.
Comment aider à la maison
- Regarder une monnaie romaine. La louve y figure. Demander : qui l’a fait fabriquer, et pour dire quoi ? C’est tout le sujet en une image.
- Tenir les deux colonnes. Ce que dit le mythe, ce que montrent les fouilles. La conclusion n’est pas « le mythe est faux » mais « les deux ne répondent pas à la même question ».
- Ne pas réviser la République romaine. Elle n’est pas dans ce sujet. L’empire vient au thème suivant.
- Chercher des mises en scène d’aujourd’hui. Une image répétée partout pour rendre une idée évidente : les élèves en trouvent seuls, et la notion devient claire.
Les erreurs classiques
- Il récite la légende et s’arrête là. C’est l’erreur principale. Le contrôle demande à quoi elle sert.
- Il prend -753 pour une date établie. C’est la date de la tradition romaine, calculée bien après les faits. Les fouilles montrent un village progressif.
- Il conclut que les Romains se trompaient. Ils ne cherchaient pas à établir un fait : le récit avait une fonction, et c’est elle qu’on étudie.
- Il oublie les supports matériels. Sans les monnaies et les statues, la « mise en scène » demandée par le programme reste une idée abstraite.
La légende de Romulus est-elle vraie ?
Non au sens des faits : les fouilles du Palatin montrent un village de cabanes, pas une fondation en un jour. Mais il est vrai que les Romains la racontaient et s’en servaient, et c’est cela que le programme demande d’étudier.
Pourquoi étudier un récit que l’on sait faux ?
Parce qu’il dit ce que les Romains voulaient faire croire. C’est un fait politique, au même titre qu’une loi ou une bataille.
Faut-il connaître Énée ?
Oui, au moins son nom et son origine troyenne : c’est la seconde branche du récit des origines, celle que le pouvoir impérial utilisera le plus.
Ce sujet suit le monde des cités grecques et prépare l’étude de l’empire romain.
Cette page complète l’histoire en 6e.