Premier chapitre d’histoire du collège, et le premier contact avec le raisonnement de l’historien. Trois entrées données par le programme : l’origine africaine de l’humanité, les variations du climat qui obligent à s’adapter, et les premières migrations qui peuplent la Terre.
Les exercices sur les débuts de l’humanité en 6e à imprimer
Une page en quatre temps : une frise à compléter, le vocabulaire de la préhistoire, un vrai-faux à corriger, puis le tri entre fait scientifique et récit des origines.
- La frise : -300 000, -150 000, -36 000, -3 300 à placer
- Le vocabulaire : préhistoire, archéologue, Homo sapiens
- Vrai ou faux : quatre affirmations à corriger, pas seulement à cocher
- Fait ou récit : quatre documents à classer
Ce que l’exercice évalue : la distinction entre un fait établi par les fouilles et un récit sur les origines : le programme demande d’établir « des faits scientifiques, avant la découverte des mythes ».
Les débuts de l’humanité
La frise, le vocabulaire, le vrai-faux, le tri des documents.
La leçon à coller dans le cahier
L’origine africaine, les espèces humaines, le climat qui change et les premières migrations.
L’évaluation à imprimer, avec sa correction
Une page, avec la grille des 4 compétences du programme et un barème sur 15 points.
Pour l’enseignant : la séquence complète
Le déroulé prêt à l’emploi, adossé au programme d’histoire-géographie du cycle 3, BO du 30 juillet 2020.
La séquence complète, séance par séance
Quatre séances de 55 minutes, les objectifs cités mot pour mot, et cinq écueils dont « l’homme descend du singe ».
Ce que le programme demande en 6e
Le thème s’ouvre sur une échelle de temps qui dépasse tout ce que l’enfant a manipulé jusque-là, et il se referme sur une méthode.
- L’origine africaine : et les plus anciens fossiles d’Homo sapiens, datés d’environ 300 000 ans
- Les oscillations climatiques : qui « ont profondément transformé l’environnement » et obligé à adapter les modes de vie
- Les premières migrations : à conduire « à partir de l’observation de cartes et de la mention de quelques sites de fouilles »
- Les faits scientifiques : établis avant d’aborder les récits sur les origines, qui viennent au thème 2
L’évaluation sur les débuts de l’humanité en 6e
Le contrôle porte sur quatre gestes, et le dernier est le plus souvent raté : c’est aussi celui qui servira toute l’année.
- Situer dans l’espace et le temps : l’Afrique, les grands ordres de grandeur
- Nommer les espèces humaines : Homo habilis, erectus, sapiens, sans date à retenir
- Expliquer le lien climat / mode de vie : en une ou deux phrases rédigées
- Distinguer fait scientifique et récit : sur deux documents à comparer
Ce qui n’est pas évalué : la liste des espèces avec leurs dates précises, et les mécanismes de l’évolution, qui relèvent des SVT et du cycle 4.
Comment aider à la maison
- Fabriquer la frise ensemble. Une bande de papier et quatre repères suffisent. Sans elle, « 300 000 ans » reste un nombre sans signification.
- Accepter que les dates bougent. Les fossiles de Jebel Irhoud ont reculé l’âge de notre espèce de cent mille ans en 2017. Ce n’est pas un défaut du savoir, c’est son fonctionnement.
- Poser la question du comment-sait-on. Devant chaque affirmation du cours : d’où vient cette information ? C’est le réflexe que toute l’année d’histoire va demander.
- Ne pas réviser les espèces par cœur. Trois noms suffisent. Le temps passé à mémoriser des dates précises est pris sur ce qui est vraiment évalué.
Les erreurs classiques
- Il dit que l’homme descend du singe. C’est faux, et répandu. Les humains et les grands singes actuels ont des ancêtres communs : ce n’est pas la même chose.
- Il croit qu’une seule espèce humaine a existé à la fois. Plusieurs ont coexisté. C’est souvent la question du contrôle.
- Il confond préhistoire et Antiquité. La préhistoire s’arrête à l’invention de l’écriture, vers -3300, qui est le troisième sujet du thème.
- Il apprend les dates sans l’ordre. Une date isolée ne vaut rien. Ce qui est demandé, c’est de situer les repères les uns par rapport aux autres.
Faut-il connaître les dates précises de chaque espèce ?
Non. Le programme demande de situer les débuts de l’humanité et de comprendre les migrations. Les datations évoluent à chaque campagne de fouilles, et aucun contrôle sérieux ne les exige au mot près.
Pourquoi dit-on 300 000 ans alors que mon manuel dit 200 000 ?
Parce que les fossiles de Jebel Irhoud, au Maroc, ont été datés en 2017 et ont reculé l’âge connu de notre espèce de cent mille ans. Les manuels plus anciens n’en tiennent pas compte.
Ce chapitre parle-t-il de religion ?
Non, pas encore. Le programme demande justement d’établir les faits scientifiques AVANT d’aborder les récits sur les origines, qui sont étudiés au deuxième thème de l’année.
Ce sujet ouvre l’année, avant la révolution néolithique et les premiers États.
Cette notion figure dans le sommaire de l’histoire en 6e.