Dernier sujet de l’année en histoire, et le seul qui sorte de la Méditerranée. Pendant que Rome domine l’Occident, la Chine des Han règne à l’autre bout du monde connu – et les deux empires commercent sans se rencontrer.
Les exercices sur la route de la soie et la Chine des Han en 6e
Une page en quatre temps : la Chine des Han, un vrai-faux qui désamorce les trois idées reçues du sujet, le sens de circulation des marchandises, puis ce que ces échanges nous apprennent.
- La Chine des Han : -206 à 220, le papier, les Sères
- Vrai ou faux : route unique, voyages directs, expression ancienne
- Le sens des échanges : quatre marchandises à orienter
- Le raisonnement : des mondes anciens reliés, et non isolés
Ce que l’exercice évalue : la compréhension d’un commerce par intermédiaires : c’est ce qui explique que Rome et la Chine se connaissaient si mal tout en échangeant.
La route de la soie et la Chine des Han
Les Han, le réseau et les intermédiaires, le sens des échanges.
La leçon à coller dans le cahier
Un réseau et non une route, un commerce par relais, et la Chine des Han.
L’évaluation à imprimer, avec sa correction
Une page, avec la grille des 4 compétences du programme et un barème sur 12 points.
Pour l’enseignant : la séquence complète
Le déroulé prêt à l’emploi, adossé au programme d’histoire-géographie du cycle 3, BO du 30 juillet 2020.
La séquence complète, séance par séance
Deux séances de 55 minutes, dont le suivi d’une pièce de soie et de ses relais.
Ce que le programme demande en 6e
Trois phrases du texte officiel, dont une qui donne une date précise.
- Les contacts : « La route de la soie témoigne des contacts entre l’empire romain et d’autres mondes anciens. »
- Un commerce ancien : « Un commerce régulier entre Rome et la Chine existe depuis le IIe siècle avant J.-C. »
- La civilisation chinoise : « C’est l’occasion de découvrir la civilisation de la Chine des Han. »
- Le décentrement : après trois thèmes méditerranéens, le regard s’élargit
L’évaluation sur la route de la soie et la Chine des Han en 6e
Dernier contrôle d’histoire de l’année. Il porte autant sur un fait que sur une manière de le dire : « route de la soie » est une expression à discuter.
- Situer la Chine des Han : -206 à 220, contemporaine de Rome
- Expliquer ce qu’est la route de la soie : un réseau d’itinéraires, pas une route
- Décrire le commerce par intermédiaires : les marchandises passent de main en main
- Classer ce qui circule : soie et épices vers l’ouest, verre et métaux vers l’est
Ce qui n’est pas évalué : la dynastie des Han dans le détail, et Marco Polo, qui appartient au Moyen Âge, mille ans plus tard.
Comment aider à la maison
- Suivre une pièce de soie sur la carte. Compter les relais : la notion d’intermédiaire se comprend par l’exercice, pas par la définition.
- Placer les Han à côté de Rome sur la frise. Découvrir que les deux empires sont contemporains est le ressort du chapitre.
- Discuter l’expression elle-même. « Route de la soie » date du XIXe siècle. Les mots des historiens ont eux aussi une histoire.
- Ne pas évoquer Marco Polo. Il appartient au Moyen Âge, mille ans plus tard, et son évocation brouille toute la chronologie.
Les erreurs classiques
- Il dessine une ligne de Rome à la Chine. C’est l’image la plus répandue et la plus fausse : un réseau d’itinéraires, variables selon les saisons et les guerres.
- Il croit à des voyages directs. Le commerce est une chaîne d’intermédiaires, et c’est précisément ce qui explique que les deux empires se connaissent si mal.
- Il prend « route de la soie » pour un nom d’époque. L’expression est moderne, du XIXe siècle.
- Il réduit la Chine à un fournisseur de soie. Le programme demande de « découvrir la civilisation » : administration, écriture, inventions dont le papier.
La route de la soie était-elle une vraie route ?
Non : c’est un réseau d’itinéraires terrestres et maritimes entre la Chine et la Méditerranée. L’expression est moderne et un peu trompeuse, et le dire fait partie de ce qui est attendu.
Des Romains sont-ils allés en Chine ?
Pas pour ce commerce. Les marchandises passaient de main en main entre des intermédiaires successifs, sur des milliers de kilomètres. Les Romains savaient qu’un peuple fabriquait la soie, qu’ils appelaient les Sères, sans presque rien connaître de lui.
Pourquoi étudier la Chine dans un thème sur l’empire romain ?
Parce que le programme demande de montrer que les mondes anciens n’étaient pas isolés. C’est aussi l’occasion, en fin d’année, de voir que l’empire romain n’était pas le monde entier.
Ce sujet clôt l’année, après les chrétiens dans l’empire et l’étude de la romanisation.
Le détail des autres notions est dans la page d’histoire de la 6e.