La multiplication posée était déjà là au CE2. Ce que le CM1 y ajoute, c’est la fiabilité sur de grands nombres, et l’usage des multiplications par 10, 100 et 1 000 comme outil de calcul mental, y compris sur les décimaux.
Les exercices de multiplication CM1 à imprimer
Une page en trois temps : huit multiplications posées, les multiplications par 10, 100 et 1 000, puis un décimal multiplié par 10.
- Poser et calculer : huit produits, dont six à deux chiffres au multiplicateur
- Par 10, 100, 1 000 : six calculs à faire sans poser
- Un décimal par 10 : six calculs, la nouveauté du niveau
Ce que l’exercice évalue : la gestion du décalage à chaque ligne, et le fait que multiplier par 10 décale les chiffres d’un rang au lieu d’« ajouter un zéro » : une phrase qui devient fausse dès qu’il y a une virgule.
La multiplication posée
Poser, calculer, puis multiplier par 10, 100 et 1 000.
Ce que le programme demande au CM1
Le texte demande de « poser et effectuer des multiplications de deux nombres entiers », et range à part les procédures de calcul mental : multiplier par 10, 100 ou 1 000, par 4, par 5, par 8.
- Poser : deux nombres entiers, multiplicateur à un ou deux chiffres
- Multiplier par 10, 100, 1 000 : un entier, puis un décimal par 10
- Procédures : par 4 en doublant deux fois, par 5 en passant par 10
- Estimer : donner un ordre de grandeur avant de poser
« Ajouter un zéro » est une formule à bannir dès le CM1 : elle marche sur les entiers et devient fausse sur les décimaux, où 3,5 × 10 fait 35 et non 3,50. Multiplier par 10 décale les chiffres d’un rang vers la gauche.
Ce qui fait la différence à ce niveau
- Les tables, encore et toujours. Une multiplication à deux chiffres, c’est six à huit produits enchainés. Une table hésitante donne une erreur par opération.
- Le décalage, écrit avec un zéro. Écrire le zéro de la deuxième ligne plutôt que « décaler » évite l’oubli le plus fréquent. Faire comme la classe si elle impose l’autre méthode.
- L’ordre de grandeur avant de poser. 347 × 26, c’est environ 350 × 25, soit un peu moins de 9 000. Un résultat à 900 ou 90 000 se repère aussitôt.
- Vérifier par une autre voie. Recalculer 347 × 26 comme (347 × 25) + 347, ou avec la calculatrice après coup. Vérifier n’est pas tricher.
Les erreurs classiques
- Il oublie le décalage de la deuxième ligne. Le résultat est environ dix fois trop petit. L’ordre de grandeur l’attrape immédiatement.
- Il ajoute la retenue avant de multiplier. Pour 7 × 8 avec 3 de retenue, il calcule 7 × 11. Erreur systématique une fois installée : il faut la nommer explicitement.
- Il écrit 3,50 pour 3,5 × 10. C’est l’effet du « on ajoute un zéro ». Repasser par le tableau de numération : chaque chiffre monte d’un rang.
- Il pose une multiplication qui se fait de tête. 25 × 4 ou 18 × 5 se calculent mentalement. Le programme demande justement de choisir la bonne procédure.
Multiplicateur à deux ou trois chiffres au CM1 ?
Le programme parle de multiplications « de deux nombres entiers » sans borner le nombre de chiffres. En pratique, deux chiffres au multiplicateur est la norme de l’année, trois relèvent du CM2.
Faut-il connaitre les tables jusqu’à 12 ?
Non, jusqu’à 10. Ce sont celles du cycle 2, et elles doivent être automatiques au CM1.
Mon enfant est lent, faut-il le chronométrer ?
Sur la technique posée, non : c’est la justesse qui compte. Le chronomètre a sa place en calcul mental, où le programme prévoit des tests en temps limité.
La multiplication suppose des tables sues, travaillées en calcul mental ; elle est l’opération inverse de la division et sert dans les problèmes.
Le détail des autres notions est dans la page de mathématiques du CM1.