Au CE2, les tables ne s’apprennent plus : elles se restituent. Le programme fixe même un repère chiffré, rarement connu des familles : à la fin du CE2, un élève doit pouvoir compléter douze égalités du type 7 × … = 42 en une minute. C’est cette vitesse qui est attendue, pas la récitation dans l’ordre.
Les exercices sur les tables CE2 à imprimer
Une page en trois temps : compléter les tables de 6, 7, 8 et 9, trouver le facteur manquant, puis corriger des égalités fausses.
- Compléter : douze produits des quatre tables les plus difficiles
- Trouver le facteur manquant : neuf égalités à trou, le sens que le programme demande
- Vrai ou faux : quatre égalités dont deux sont fausses
Ce que l’exercice évalue : la connaissance des tables dans les deux sens : savoir que 7 × 8 fait 56, mais aussi que 56 se décompose en 7 × 8. C’est le second sens qui manque presque toujours.
Les tables de multiplication
Compléter, chercher le facteur manquant, corriger.
Ce que le programme demande au CE2
L’objectif est écrit ainsi : « connaitre dans les deux sens les tables de multiplication ». Et l’exemple de réussite donne le repère : « à la fin du CE2, l’élève peut compléter douze égalités de ce type en une minute ».
- Dans les deux sens : 9 × 6 = … mais aussi 7 × … = 42 et 70 = 7 × …
- Sans compter : le résultat se restitue, il ne se reconstruit pas
- Toutes les tables : de 1 à 10, y compris celles de 7, 8 et 9
- Douze égalités en une minute : le repère de fluence de fin d’année
La récitation « une fois un, un ; une fois deux, deux » ne prépare pas à cet attendu : elle entraine à retrouver un résultat en repartant du début. Ce qui compte, c’est la restitution directe, dans le désordre, et dans les deux sens.
La méthode qui marche vraiment
- Une seule table à la fois, jusqu’à ce qu’elle soit sue. Réviser les dix tables tous les soirs ne fixe rien. Une table par semaine, révisée cinq minutes par jour, tient.
- Dans le désordre, dès le deuxième jour. Des cartes mélangées, ou des questions posées en marchant. L’ordre est une béquille qu’il faut retirer vite.
- Dans les deux sens. « 8 fois 7 » puis « 56, c’est combien de fois 8 ». Le second sens est celui qui servira pour la division.
- Chronométrer, une fois par semaine seulement. Douze égalités en une minute, c’est le repère officiel. En faire un jeu de record personnel motive ; en faire un contrôle quotidien dégoute.
Les erreurs classiques
- Il récite pour retrouver un résultat isolé. Pour 7 × 8, il repart de 7 × 1. C’est le signe que la table a été apprise comme une comptine. Il faut passer au travail dans le désordre.
- Il confond 7 × 8 et 7 × 9. Les tables de 7, 8 et 9 se ressemblent et sont apprises en dernier. Elles méritent deux fois plus de temps que les autres.
- Il sait 6 × 4 mais pas 4 × 6. La commutativité n’est pas encore automatique. La dire explicitement divise par deux le travail de mémorisation, et ça se montre avec un quadrillage tourné d’un quart de tour.
- Il sait tout à l’oral, rien à l’écrit. Souvent une question de vitesse d’écriture. Faire les tests à l’oral quelques semaines, puis passer à l’écrit progressivement.
Dans quel ordre apprendre les tables ?
Les plus faciles d’abord pour installer la confiance : 2, 5, 10, puis 4 et 3, puis 6, 7, 8 et 9. La table de 9 a une astuce avec les doigts qui dépanne, mais elle ne remplace pas la mémorisation.
Faut-il apprendre la table de 11 et de 12 ?
Non, le programme du cycle 2 s’arrête à 10. Les tables de 11 et 12 relèvent du collège dans certains pays, pas du CE2 en France.
Les applications de tables sont-elles utiles ?
Comme entrainement à la vitesse, oui. Elles ne remplacent pas l’explication du sens, qui doit venir avant : multiplier, c’est ajouter plusieurs fois la même quantité.
Les tables commandent la multiplication posée et le sens de la division ; elles font partie de ce que le calcul mental doit rendre automatique.
Cette page complète le programme de maths du CE2.