CP Mathématiques Soustraction en CP : méthode et fiches à imprimer

Soustraction en CP : méthode et fiches à imprimer

Comment expliquer la soustraction à un enfant de CP, les erreurs classiques, et cinq fiches d’exercices avec leur corrigé.

5 fiches à imprimer

Au CP, la soustraction arrive après l’addition, et elle est plus difficile : elle demande de comprendre qu’un nombre peut se décomposer, et de manipuler ce qu’on ne voit plus. Voici comment elle s’enseigne, ce qui coince le plus souvent, et de quoi s’entraîner dix minutes par jour.

Les exercices de soustraction CP à imprimer

Cinq fiches, une par moment de l’année, chacune avec son corrigé. Elles sont générées avec des opérations tirées au sort et vérifiées par le programme : il n’y a pas d’erreur possible entre l’énoncé et la correction.

Exercices à imprimer : Soustractions jusqu’à 10, CP

Soustractions jusqu’à 10

Période 1. Vingt calculs sur les tout petits nombres, à faire avec les doigts.

La fiche (PDF) Le corrigé

Exercices à imprimer : Soustractions jusqu’à 20, CP

Soustractions jusqu’à 20

Période 2. Avec la bande numérique, pour apprendre à reculer sans se tromper.

La fiche (PDF) Le corrigé

Exercices à imprimer : Soustractions sans retenue jusqu’à 99, CP

Soustractions sans retenue jusqu’à 99

Périodes 4 et 5. Les grands nombres, choisis pour qu’aucun calcul ne demande de retenue.

La fiche (PDF) Le corrigé

La leçon : ce qu’un enfant de CP doit savoir faire

En fin d’année, il calcule des soustractions simples sur les nombres jusqu’à 100, et il sait choisir la soustraction pour résoudre un problème en une ou deux étapes. Le calcul mental prend le relais pour les petits nombres. La technique posée en colonnes, elle, n’est pas au programme du CP pour la soustraction : le programme place l’algorithme de la soustraction posée au CE1, en période 3 au plus tard. L’addition posée, en revanche, est bien au CP.

Si votre enfant compte encore sur ses doigts en juin, ce n’est pas un problème. Les doigts sont un outil, pas une béquille : ils disparaissent d’eux-mêmes quand les résultats deviennent automatiques.

Trois façons de comprendre la soustraction

Un même calcul, 12 − 5, se lit de trois manières différentes. Un enfant qui n’en connaît qu’une bloque sur les problèmes qui utilisent les autres.

  • Retirer : j’avais 12 billes, j’en perds 5, il m’en reste 7. C’est la plus intuitive et celle qu’on enseigne en premier.
  • Chercher l’écart : j’ai 12 ans, mon frère en a 5, quelle différence entre nous ? Rien n’est retiré, on compare deux quantités.
  • Compléter : j’ai 5 images, combien m’en manque-t-il pour en avoir 12 ? On avance à partir du plus petit nombre.

La troisième est la plus utile pour calculer vite : pour faire 12 − 9, il est beaucoup plus rapide de partir de 9 et d’avancer jusqu’à 12 que de retirer neuf fois un.

Réviser la soustraction à la maison : la méthode qui marche

  1. Manipuler d’abord : des pâtes, des cubes, des pièces de un euro. L’enfant retire vraiment, il ne calcule pas encore.
  2. La bande numérique ensuite : une règle graduée de 0 à 20 collée sur la table. Pour 12 − 5, on pose le doigt sur 12 et on recule de cinq crans. Le geste construit l’image mentale.
  3. Puis les doigts, sans culpabilité, jusqu’à ce que les petits résultats viennent tout seuls.
  4. Enfin la fiche, dix minutes, pas plus, et toujours avant la fatigue.

Les erreurs classiques, et ce qu’elles veulent dire

  • Il inverse et calcule 5 − 12 comme 12 − 5. Très fréquent, et ce n’est pas de l’étourderie : il a compris que la soustraction sert à trouver un écart, et l’écart n’a pas de sens négatif pour lui. Reprendre avec des objets réels.
  • Il compte le nombre de départ. Pour 12 − 5, il pose le doigt sur 12 et compte « douze, onze, dix, neuf, huit » : il arrive à 8 au lieu de 7. Le premier cran ne se compte pas, on recule d’abord, on compte ensuite.
  • Il réussit les calculs et rate les problèmes. Ce n’est pas un problème de calcul mais de lecture : il faut lui faire raconter l’histoire avant de choisir l’opération.
  • Il bloque sur 30 − 7. Passer la dizaine demande de décomposer, ce qui vient plus tard dans l’année. Ne pas insister en début de CP.

Les questions que se posent les parents

Comment expliquer la soustraction à un enfant de CP ?

En la lui faisant faire avec des objets avant de la lui faire écrire. On retire vraiment cinq pâtes d’un tas de douze, on compte ce qui reste, et seulement ensuite on écrit 12 moins 5 égale 7. L’écriture vient après le geste, jamais l’inverse.

Fait-on des soustractions avec retenue au CP ?

Non. La technique de la soustraction posée s’apprend au CE1. Au CP, on calcule sur de petits nombres et on s’appuie sur la bande numérique ou la décomposition.

Mon enfant compte sur ses doigts, faut-il l’en empêcher ?

Surtout pas. Les doigts sont le premier outil de calcul, et les interdire fait perdre le seul repère fiable de l’enfant. Ils s’effacent d’eux-mêmes à mesure que les résultats deviennent automatiques.

Combien de temps s’entraîner par jour ?

Dix minutes, tous les jours, valent mieux qu’une heure le week-end. Un enfant de six ans décroche au-delà d’un quart d’heure, et une séance qui finit mal coûte plus qu’elle ne rapporte.

La soustraction se comprend en même temps que l’addition : « 12 moins 5 » se retrouve en cherchant ce qu’il faut ajouter à 5 pour faire 12.

Cette notion figure dans programme de maths du CP, avec l’addition et les problèmes.

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