Au CP, on apprend les nombres jusqu’à 100. Pas seulement à les réciter : à les lire, les écrire, les comparer, et surtout à comprendre qu’un nombre à deux chiffres se décompose en dizaines et en unités. C’est le socle de tout le calcul qui suivra.
Les exercices de numération CP à imprimer
Décomposer, comparer, écrire en lettres : les trois gestes de la numération du CP.
- Décomposer en dizaines et unités : six nombres, de 18 à 96
- Comparer avec <, > ou = : six paires, dont deux pièges classiques : 23 et 32, 81 et 18
- Écrire en lettres : quatre nombres jusqu’à cinquante, la limite fixée par le programme
Ce que l’exercice évalue : la valeur des chiffres selon leur position. Un élève qui écrit « 1005 » pour cent cinq n’a pas un problème de nombres, mais de dizaines.
Les nombres jusqu’à 100
Dizaines et unités, comparaisons, écriture en lettres.
Les deux dates fixées par le programme
Le texte officiel ne dit pas « en fin d’année » : il donne deux échéances, et elles arrivent plus tôt qu’on ne le croit.
- Au plus tard en période 2 (avant les vacances de Noël) : les élèves travaillent avec des nombres allant jusqu’à cinquante-neuf.
- Au plus tard en période 3 (avant les vacances d’hiver) : jusqu’à cent.
Dès la période 1, les élèves « comparent, dénombrent et construisent des collections organisées en dix unités et en unités isolées » : le paquet de dix est donc travaillé dès septembre, bien avant que les grands nombres arrivent.
La progression de l’année
- Jusqu’à 10, en début d’année : reconnaître les quantités sans compter, sur les doigts et sur le dé.
- Jusqu’à 20, avec la difficulté des nombres de onze à seize, qui ne s’entendent pas comme ils s’écrivent.
- Jusqu’à 60, quand les dizaines s’installent : trente-quatre, c’est trois dizaines et quatre unités.
- Jusqu’à 100 en fin d’année, avec les nombres de soixante-dix à quatre-vingt-dix-neuf, qui sont les plus difficiles du français.
« Soixante-quatorze » se dit soixante puis quatorze, mais s’écrit 74. Un enfant qui écrit 6014 n’a pas mal compris les nombres : il a très bien compris ce qu’il entend.
Ce qui doit être acquis en fin de CP
- Lire et écrire les nombres jusqu’à 100, en chiffres et en lettres pour les plus simples.
- Comparer et ranger : savoir que 47 est plus petit que 74, et dire pourquoi.
- Décomposer : 47, c’est 4 dizaines et 7 unités, ou 40 plus 7.
- Repérer un nombre sur une bande numérique et donner celui qui vient juste avant ou juste après.
Le test qui dit tout en deux minutes
Dictez 47, puis 74. Un enfant qui écrit les deux correctement a compris la valeur des chiffres selon leur place. C’est le seul point qui compte vraiment cette année, et il conditionne toute la suite.
S’il écrit 74 dans les deux cas, ou 407, il faut revenir au matériel : des paquets de dix bâtonnets, et des unités à côté. Rien ne remplace la manipulation à ce stade.
Les erreurs classiques, et ce qu’elles veulent dire
- Il écrit 6014 pour soixante-quatorze. Il transcrit ce qu’il entend, morceau par morceau. C’est logique, et c’est le français qui est mal fait.
- Il confond 61 et 16. Très fréquent jusqu’au milieu de l’année. La manipulation de dizaines matérielles lève la confusion mieux que les exercices écrits.
- Il compte de un en un pour comparer deux nombres. Il n’a pas encore automatisé la comparaison par les dizaines.
- Il sait compter jusqu’à 100 mais ne sait pas ce que vaut 63. Réciter la suite des nombres et comprendre les quantités sont deux choses différentes ; la première ne garantit pas la seconde.
Comment travailler à la maison
- Compter des vraies choses, par paquets de dix : des pâtes, des Lego, des pièces de un centime.
- Le calendrier et les pages du livre : trouver la page 58, dire ce qui vient après.
- Jouer au « plus grand, plus petit » avec deux cartes à deux chiffres.
- Compter à reculons depuis 30, puis depuis 100 de dix en dix. C’est bien plus difficile, et bien plus formateur.
Une fois les dizaines comprises, tout le reste s’ouvre : le calcul mental cesse d’être du comptage un par un, et les problèmes deviennent lisibles.
Trois attendus qu’on oublie souvent
Ils figurent au programme du CP et passent pourtant sous le radar, parce qu’ils ne ressemblent pas à du calcul.
- Placer un nombre sur une demi-droite graduée de un en un, et y repérer une position. C’est ce qui montre qu’un nombre n’est pas seulement un mot mais une quantité située entre deux autres. Une règle d’écolier suffit pour s’entraîner, et le lien avec la mesure des longueurs est explicitement voulu par le programme.
- Connaître les nombres ordinaux jusqu’à « vingtième » : premier, deuxième, troisième… et savoir dire quel nombre occupe la troisième position dans une liste. C’est une autre façon d’utiliser les nombres, pour ranger et non pour compter.
- Écrire en lettres les nombres jusqu’à cinquante. Au-delà, la lecture reste demandée mais pas l’orthographe.
Cette notion figure dans sommaire des maths du CP, avec le calcul mental et les problèmes.