Au CE2, le poème à apprendre s’allonge : deux à quatre strophes au lieu d’une ou deux. La récitation n’est pas qu’un exercice de mémoire : elle travaille exactement ce que le programme demande en lecture, « une lecture expressive qui respecte la structure du texte, de la phrase et le sens ».
La fiche de poésie CE2 à imprimer
Une page pour l’adulte : le plan des trois soirs de mémorisation, et la grille sur laquelle la récitation sera évaluée.
- Le plan des trois soirs : ce qu’on fait lundi, mardi et mercredi
- La grille : six critères, du texte su à la voix qui porte
- Ce qui se rattrape : un seul critère dépend du travail de mémoire
Ce que l’exercice évalue : la méthode, pas le poème : aucun corpus n’est imposé par les textes, et le choix du poème appartient à l’enseignant.
Poésie CE2 : méthode et grille
Le plan des trois soirs et la grille d’évaluation.
Ce que le programme demande au CE2
Le texte poétique est l’un des quatre types de textes à comprendre. Et la mémorisation de textes fait partie des activités du cycle, en lien avec la lecture expressive.
- Comprendre un texte poétique : au même titre qu’un récit ou un documentaire
- Lire de façon expressive : en respectant la structure et le sens
- Mémoriser : des textes de plus en plus longs au fil du cycle
- Dire devant les autres : ce qui travaille l’oral autant que la mémoire
Aucun poème n’est imposé par le programme du cycle 2. Les listes de « poèmes obligatoires au CE2 » qu’on trouve en ligne sont des choix d’enseignants ou d’éditeurs, pas des textes officiels.
L’évaluation de la récitation au CE2
La grille de récitation compte six critères, et un seul dépend vraiment du travail de mémoire.
- Le texte : su en entier, sans oubli, titre et auteur compris
- La voix : assez forte pour être entendue du fond de la classe
- Les pauses : marquées à la fin des vers
- Le regard : levé vers ceux qui écoutent
- Le ton : un poème se dit, il ne se récite pas comme une liste
Ce qui n’est pas évalué : le choix du poème, qui appartient à l’enseignant. Aucun corpus n’est imposé par le programme.
Trois soirs, jamais la veille
Un poème appris la veille est récité le lendemain et oublié le surlendemain. Trois soirs courts valent une heure de la veille.
- Lundi : lire, comprendre, apprendre la première strophe. Expliquer les mots difficiles AVANT d’apprendre : on ne mémorise pas ce qu’on ne comprend pas.
- Mardi : redire la première, apprendre la deuxième. Toujours redire ce qui est déjà su avant d’ajouter. C’est ce qui évite de tout perdre en route.
- Mercredi : tout redire, puis travailler la voix. Pauses en fin de vers, volume, regard. C’est là que se gagnent les points de la grille.
- Réciter debout, devant quelqu’un. Réciter dans sa tête ne prépare pas à réciter devant la classe. C’est un exercice différent.
Les erreurs classiques
- Il apprend en lisant plusieurs fois. Relire n’est pas apprendre. Il faut fermer le cahier et essayer de dire : c’est l’effort de rappel qui fixe.
- Il apprend la veille. Le texte tient jusqu’au lendemain matin, rarement au-delà. Trois soirs de cinq minutes valent mieux qu’une heure.
- Il récite trop vite. Signe qu’il veut en finir. Marquer les pauses au crayon sur le texte, à la fin de chaque vers, ralentit naturellement.
- Il oublie le titre et l’auteur. Ils font partie de la récitation, et ils sont dans presque toutes les grilles d’évaluation.
Quel poème choisir ?
Celui donné par l’enseignant. S’il y a le choix, un poème avec des rimes régulières s’apprend plus vite qu’un poème en vers libres.
Faut-il expliquer chaque mot ?
Les mots qui bloquent la compréhension, oui. Un poème dont on ne comprend rien ne se retient pas.
Mon enfant bloque toujours au même endroit.
C’est souvent une transition entre deux strophes. Travailler ces deux vers ensemble, isolément, débloque presque toujours.
Réciter travaille la même chose que la lecture à voix haute ; comprendre un poème relève de la compréhension, et son vocabulaire nourrit le carnet de mots.
Cette notion figure dans la lecture et l’expression au CE2.