Au CE1, la multiplication n’est pas encore une technique : c’est une idée. Celle qu’au lieu d’écrire 20 + 20 + 20 + 20 + 20 + 20 + 20, on peut écrire 7 × 20. Le programme s’attache au sens du signe avant tout calcul posé.
Les exercices de multiplication CE1 à imprimer
Une page en trois temps : écrire la multiplication qui correspond à une situation, calculer huit produits simples, puis répondre à trois affirmations vrai ou faux.
- Écrire la multiplication : quatre situations concrètes, dont celle du programme officiel
- Calculer : huit produits avec 2, 3, 4, 5 et 10
- Vrai ou faux : trois affirmations, dont une sur la commutativité
Ce que l’exercice évalue : la compréhension du signe × comme « fois », et le fait que l’ordre des termes ne change pas le résultat.
La multiplication au CE1
Quatre situations à traduire, huit produits, trois affirmations.
Ce que le programme demande au CE1
Deux objectifs, et un exemple que le texte détaille longuement : « Jan a sept paquets de biscuits. Chaque paquet contient vingt biscuits. Combien Jan a-t-il de biscuits ? L’élève dit que “Jan a sept fois vingt biscuits”, qu’il écrit “7 × 20 biscuits” ».
- Comprendre et utiliser le symbole ×, lu « fois ».
- Comprendre que c’est une addition répétée, plus courte à écrire.
- Savoir que la multiplication est commutative : le potager de huit colonnes de quatre salades contient autant de salades qu’un potager de quatre colonnes de huit.
- Multiplier par 10 : « une unité devient une dizaine et une dizaine devient une centaine ».
La multiplication posée en colonnes n’est pas au programme du CE1. Un enfant à qui l’on demande de poser 34 × 6 travaille sur le CE2.
Pourquoi la commutativité compte autant
Ce n’est pas une curiosité mathématique : c’est ce qui divise par deux le nombre de résultats à mémoriser. Savoir que 8 × 4 et 4 × 8 donnent la même chose, c’est n’apprendre qu’une fois ce qui semble être deux tables.
- Le montrer, pas le dire. Un rectangle de huit colonnes de quatre, tourné d’un quart de tour, devient quatre colonnes de huit. Même dessin, même nombre.
- L’utiliser tout de suite. Quand il bloque sur 9 × 2, lui demander 2 × 9 : c’est souvent immédiat.
- Garder les unités. Le programme y insiste : écrire « 7 × 20 biscuits = 140 biscuits » plutôt que des nombres nus.
Les erreurs classiques, et ce qu’elles veulent dire
- Il additionne au lieu de multiplier. 7 × 20 devient 27. Le sens n’est pas installé : revenir aux paquets, aux boîtes, aux rangées.
- Il ne voit pas que l’ordre est libre. Il refait tout le calcul pour 4 × 8 après avoir trouvé 8 × 4. Le rectangle tourné règle cela en dix secondes.
- Il ajoute un zéro sans comprendre pour multiplier par 10. La recette marche, mais elle casse plus tard avec les nombres décimaux. Le programme demande de verbaliser : « l’unité devient une dizaine ».
- Il essaie de poser la multiplication. Souvent parce qu’un aîné le lui a montré. Ce n’est pas encore l’heure ; le sens d’abord.
Faut-il apprendre les tables au CE1 ?
Oui, progressivement : le programme précise que « l’apprentissage des tables de multiplication s’étale sur l’année scolaire tout entière ». On commence par 2, 5 et 10.
Mon enfant sait ses tables mais ne sait pas quand multiplier.
C’est le cas le plus courant, et le plus important à traiter. Les tables sont de la mémoire ; reconnaître une situation de multiplication est du sens. Faites-lui inventer des problèmes plutôt que réciter.
Et la division ?
Pas au CE1. Le partage apparaît uniquement à travers les fractions : partager un tout en parts égales, et la division comme opération arrive au CE2.
La multiplication s’appuie sur les tables de multiplication, qui se mémorisent toute l’année, et sur le calcul mental. Elle prend tout son sens dans les problèmes.
Cette notion figure dans tout le programme de maths du CE1.