Le présent est le premier temps travaillé au CE1, et le plus utile : c’est celui de ce qu’on raconte, de ce qu’on décrit, de ce qu’on lit. Les terminaisons du premier groupe sont régulières, mais deux d’entre elles ne s’entendent pas : et c’est là que tout se joue.
Les exercices sur le présent CE1 à imprimer
Une page en deux temps : six verbes du premier groupe à conjuguer, puis six formes d’être et d’avoir. Les terminaisons sont rappelées en haut de la fiche.
- Conjuguer au présent : six verbes en -er, une personne différente à chaque ligne
- Être et avoir : six formes à écrire, les deux verbes qui ne suivent aucune règle
Ce que l’exercice évalue : l’écriture des terminaisons du présent, y compris celles qu’on n’entend pas (-e, -es, -ent se prononcent de la même façon).
Le présent au CE1
Six verbes du premier groupe, puis être et avoir aux six personnes.
Ce que le programme demande au CE1
Le programme demande d’« apprendre à conjuguer au présent, à l’imparfait, au futur, puis au passé composé de l’indicatif être et avoir et les verbes du premier groupe ». Le présent ouvre cette série, dès le début de l’année.
- Les verbes du premier groupe, c’est-à-dire ceux dont l’infinitif se termine par -er.
- Être et avoir, appris à part, parce qu’ils ne ressemblent à rien d’autre.
- Aux six personnes, y compris nous et vous, qui sont les plus faciles à écrire puisqu’on les entend.
- En dictée et en production d’écrits : le programme précise que l’élève « orthographie des formes verbales en situation de dictée et commence à les mobiliser en situation d’expression écrite autonome ».
Les verbes du deuxième et du troisième groupe ne sont pas exigés au CE1. Un enfant qui hésite sur je prends ou je viens travaille sur l’année suivante.
Les terminaisons, et les trois qui piègent
- je -e, tu -es, il -e : les trois se prononcent pareil. C’est le sujet, et lui seul, qui dit laquelle écrire.
- nous -ons, vous -ez : les deux s’entendent. Ce sont les plus sûres, et il faut s’en servir pour vérifier qu’on a bien trouvé le verbe.
- ils -ent : la terminaison la plus trompeuse du français. On n’entend rien, et pourtant elle compte trois lettres.
Le geste qui marche, à la maison : faire dire la phrase avec nous avant de l’écrire. Il chante devient nous chantons ; le verbe se met à s’entendre, donc à se voir.
Les erreurs classiques, et ce qu’elles veulent dire
- Il écrit « ils chante ». L’erreur la plus fréquente de l’année, et elle est logique : rien ne s’entend. Le remède n’est pas la règle, c’est le réflexe de regarder le sujet avant d’écrire la fin du verbe.
- Il écrit « tu chante ». Même cause. Le -s de la deuxième personne s’apprend par l’usage, pas par la logique.
- Il confond « est » et « et ». C’est un problème d’homophones, pas de conjugaison. Le test : si on peut dire était, c’est est.
- Il conjugue juste à l’oral et faux à l’écrit. C’est normal et c’est même bon signe : la langue est là, il reste à installer l’orthographe.
Faut-il faire réciter les conjugaisons ?
Réciter aide à mémoriser être et avoir, qui sont irréguliers. Pour les verbes en -er, écrire quelques formes en regardant le sujet est plus efficace : c’est le geste qu’on lui demandera en dictée.
Mon enfant oublie toujours le -nt du pluriel.
Il n’oublie pas, il ne l’entend pas. Faites-lui pointer le sujet du doigt avant d’écrire la fin du verbe, à chaque fois, pendant quelques semaines. Le geste finit par se passer de vous.
Combien de temps par soir ?
Cinq minutes suffisent si elles sont régulières. Trois phrases écrites valent mieux qu’une page recopiée sans réfléchir.
Le présent est le premier des quatre temps de l’année : viennent ensuite l’imparfait, le futur et le passé composé. Tout repose sur le fait de savoir repérer le verbe et son sujet.
Cette notion figure dans sommaire de la conjugaison du CE1.