L’imparfait est le temps des histoires : « il était une fois », « la maison était grande », « nous jouions dehors ». Il entre au programme du CE1 avec la refonte de 2024 : auparavant, il n’arrivait qu’au CE2. C’est aussi le temps le plus régulier du français : une seule série de terminaisons, pour tous les verbes.
Les exercices sur l’imparfait CE1 à imprimer
Une page en deux temps : six verbes du premier groupe, puis six formes d’être et d’avoir. Les terminaisons sont rappelées en haut de la fiche.
- Conjuguer à l’imparfait : six verbes en -er, une personne différente à chaque ligne
- Être et avoir : j’étais, tu avais… les deux verbes irréguliers du programme
Ce que l’exercice évalue : la mémorisation d’une série de terminaisons unique, et le piège du -ions et du -iez, où le i ne s’entend presque pas.
L’imparfait au CE1
Six verbes du premier groupe, puis être et avoir aux six personnes.
Ce que le programme demande au CE1
L’imparfait fait partie des quatre temps que le programme cite explicitement pour le CE1 : « apprendre à conjuguer au présent, à l’imparfait, au futur, puis au passé composé de l’indicatif être et avoir et les verbes du premier groupe ».
- Les verbes en -er et les deux auxiliaires, rien de plus.
- Une seule série de terminaisons : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Elle vaut pour absolument tous les verbes de la langue, y compris ceux qu’on ne voit pas encore.
- Après le présent : l’ordre du programme place l’imparfait en deuxième, une fois que la relation sujet-verbe est installée.
C’est un changement récent. Si vous avez un aîné passé par l’ancien programme, il n’a rencontré l’imparfait qu’au CE2 : ce n’est pas votre mémoire qui vous trompe.
Pourquoi c’est le temps le plus facile à écrire
- Les terminaisons ne changent jamais. Contrairement au présent, il n’y a rien à choisir : -ais pour je et tu, -ait pour il, et ainsi de suite.
- Trois formes sur six s’entendent pareil (-ais, -ais, -ait), mais elles suivent le sujet exactement comme au présent : le réflexe est le même.
- Le radical ne bouge pas. Chanter donne chant- à toutes les personnes. C’est ce qui rend ce temps rassurant pour un enfant de sept ans.
Les erreurs classiques, et ce qu’elles veulent dire
- Il écrit « nous chantons » à la place de « nous chantions ». Le i de -ions s’entend à peine à l’oral. Faire exagérer la prononciation : nous chant-i-ons.
- Il écrit « ils chantait ». Même cause qu’au présent : la marque du pluriel ne s’entend pas. Regarder le sujet avant d’écrire la fin.
- Il mélange imparfait et passé composé. C’est normal et cela durera des années : la différence d’emploi n’est pas au programme du CE1. Ce qui est demandé, c’est de savoir écrire les formes.
- Il oublie l’accent de « étais ». Être à l’imparfait commence par ét- à toutes les personnes : c’est un mot à photographier, pas à déduire.
L’imparfait, ce n’est pas trop tôt au CE1 ?
C’est le choix du programme depuis 2024, et il se défend : les terminaisons sont uniques et régulières, plus simples que celles du présent. Ce qui n’est pas demandé, c’est de savoir quand employer l’imparfait plutôt qu’un autre temps.
Faut-il expliquer la différence avec le passé composé ?
Pas au CE1. Si votre enfant pose la question, une réponse simple suffit : l’imparfait raconte le décor, le passé composé raconte ce qui arrive. Mais ce n’est pas ce qu’on lui demandera.
Comment le faire réviser sans y passer une heure ?
Une phrase par soir, transformée du présent à l’imparfait. « Je joue dehors » devient « je jouais dehors ». Deux minutes, tous les jours, valent mieux qu’une page le dimanche.
L’imparfait suit le présent dans la progression de l’année, et précède le futur puis le passé composé, en fin d’année. Les deux verbes les deux verbes irréguliers du programme s’apprennent à part.
Cette notion figure dans les quatre temps du CE1.