« La matière, les mesures » est le volet le plus concret des sciences du CP : on touche, on compare, on soupèse, on essaie. Rien n’y est abstrait, et c’est le domaine où les expériences de cuisine valent toutes les leçons. Le programme entré en vigueur à cette rentrée y a ajouté deux mesures : la masse et la température.
Les exercices sur la matière CP à imprimer
L’eau solide et liquide, les masses qu’on soupèse, la température qu’on relève.
- Solide ou liquide : six formes d’eau à classer, de la banquise à la pluie
- Comparer des masses : un tableau à remplir en soupesant trois objets
- Lire un thermomètre : trois relevés à faire soi-même, en degrés Celsius
Ce que l’exercice évalue : reconnaître l’eau solide et l’eau liquide, comparer des masses, et lire une température. Le changement d’état, lui, est au CE1.
La matière et les mesures
Trois exercices, avec le corrigé.
Ce qui est au programme
- Comparer des masses en soupesant, puis en classant avec une balance à deux plateaux, et employer les mots qui vont avec : lourd, léger, plus lourd que.
- Lire une température sur un thermomètre à liquide, l’œil au niveau du trait, et dire le résultat en degrés Celsius.
- Les états de l’eau : reconnaître l’eau solide et l’eau liquide, dans la nature comme dans la cuisine.
- Reconnaître un objet technique : ce qu’un être humain a fabriqué, à partir de quelle matière prise dans la nature, et pour répondre à quel besoin.
Deux activités très répandues ne sont plus des attendus : reconnaître les matières (bois, métal, plastique) et trier ce qui flotte et ce qui coule. Elles venaient du programme précédent, elles restent de bons moments de manipulation, mais elles ne sont évaluées à aucun niveau du cycle 2. On ne parle ni de molécules, ni de densité, ni de température d’ébullition. Le changement d’état lui-même (la fonte, la solidification) est au programme du CE1 : au CP, on reconnaît les deux états, on ne les explique pas.
Les quatre expériences qui suffisent
- Le bac d’eau : ce qui flotte, ce qui coule. Faire prédire avant d’essayer, c’est là que se fait l’apprentissage.
- Le glaçon : le suivre du congélateur au verre, dessiner ce qu’on voit toutes les dix minutes. Au CP, on constate ; au CE1, on nommera la fonte et on pèsera avant et après.
- Le sac à toucher : reconnaître une matière les yeux fermés, et dire à quoi on l’a reconnue.
- Le tri des déchets : par matière, ce qui relie la science à un geste quotidien.
Les confusions classiques
- « C’est lourd donc ça coule. » Un bateau est lourd et flotte, un caillou est léger et coule. C’est la confusion la plus utile à faire tomber, avec un bac d’eau.
- Le verre et le plastique confondus. Le poids et le froid au toucher les distinguent mieux que la vue.
- « La glace, ce n’est pas de l’eau. » Le suivi d’un glaçon règle la question en une heure.
- Confondre l’objet et sa matière. Une cuillère peut être en métal, en bois ou en plastique : l’objet ne dit pas la matière.
Quelles matières doit-il connaître ?
Celles du quotidien : bois, métal, plastique, verre, tissu, papier. Savoir les nommer et dire à quoi on les reconnaît suffit.
Parle-t-on de la vapeur d’eau au CP ?
On peut l’observer, mais seul le passage liquide-solide est vraiment travaillé. Le changement d’état, l’évaporation comprise, est repris au CE1.
Faut-il du matériel ?
Un saladier, de l’eau, des objets de la maison et un glaçon. C’est tout, et c’est mieux qu’une mallette d’expériences.
Comparer des masses prépare directement les grandeurs et les mesures en mathématiques, où l’on retrouve la balance et la règle graduée. Et trier des matières, c’est le même geste que trier le vivant du non-vivant.
Cette notion figure dans sommaire des sciences du CP, avec le vivant et le corps humain.