L’addition est la première opération du CP, et celle qui structure tout le reste. Un enfant qui additionne sans compter sur ses doigts en juin aura des mathématiques faciles au CE1. Voici les fiches, la progression de l’année et les erreurs qui reviennent.
Les exercices d’addition CP à imprimer
Trois fiches, de la vingtaine à la centaine, chacune avec son corrigé. Les calculs sont tirés au sort dans les bornes du programme puis vérifiés par le programme lui-même.
Additions jusqu’à 20
Périodes 1 et 2. Avec les doigts ou la bande numérique.
Additions jusqu’à 50
Période 3. On repère les dizaines avant de calculer.
Additions jusqu’à 100
Périodes 4 et 5, quand la centaine est en place.
Pour calculer de tête plutôt qu’en posant, voir aussi le calcul mental au CP.
La leçon : trois façons d’additionner
Un enfant passe par ces trois étapes dans l’année, et il ne faut pas brûler les premières.
- Tout recompter. Pour 5 + 3, il compte cinq objets, puis trois, puis reprend à un. C’est lent, c’est normal, et c’est le point de départ.
- Partir du plus grand. Il garde 5 en tête et avance de trois : six, sept, huit. C’est le premier vrai saut, et il change tout.
- S’appuyer sur ce qu’il sait déjà. 7 + 8, c’est le double de 7 plus un. Ou : 7 + 3 font 10, il reste 5, donc 15.
La troisième étape ne s’enseigne pas par des fiches mais par les compléments à 10 et les doubles. Un enfant qui les connaît par cœur les utilise tout seul.
Quand l’addition se pose-t-elle en colonnes ?
C’est la question que se posent beaucoup de parents en voyant leur enfant calculer sans rien écrire en décembre. Le programme est explicite : au CP, l’addition posée n’est introduite qu’en période 4 ou 5. Avant, « les élèves effectuent des additions en utilisant des faits numériques mémorisés ou en mettant en œuvre des procédures de calcul par étapes ».
Autrement dit, calculer de tête pendant les trois quarts de l’année n’est pas un retard : c’est l’ordre prévu. Ce qui compte d’ici là, ce sont les compléments à dix et le passage par la dizaine, qui rendront la technique évidente le jour où elle arrivera.
Les erreurs classiques, et ce qu’elles veulent dire
- Il recompte le premier nombre à chaque fois. Il en est à l’étape 1. Lui faire cacher la première collection sous la main l’oblige à partir du nombre.
- Il se trompe d’un. Presque toujours parce qu’il compte le nombre de départ : pour 5 + 3, il dit « cinq, six, sept » et s’arrête à sept. On avance d’abord, on compte ensuite.
- Il réussit 3 + 5 et rate 5 + 3. Il n’a pas encore compris que l’ordre ne change rien. Le montrer avec deux tas d’objets qu’on intervertit.
- Il bloque dès qu’on dépasse 10. Le franchissement de la dizaine est le gros morceau de l’année, et il s’appuie entièrement sur les compléments à 10.
Les questions que se posent les parents
Pose-t-on les additions en colonnes au CP ?
Oui, en fin d’année. Le programme du cycle 2 situe l’apprentissage de la technique posée après celui du calcul mental, pour que l’enfant comprenne d’abord ce que fait l’algorithme avant de l’appliquer. C’est le dernier objectif de l’année, jamais le premier.
Jusqu’à combien doit-il savoir additionner ?
Jusqu’à 100 en fin de CP, avec un appui autorisé. Ce qui doit être automatique, ce sont les petites additions jusqu’à 10.
Faut-il apprendre les tables d’addition par cœur ?
Pas comme une récitation. Ce qui se mémorise au CP, ce sont les compléments à 10 et les doubles ; le reste s’en déduit et vient tout seul.
Il compte encore sur ses doigts en juin.
Ce n’est pas inquiétant si les résultats sont justes. Les doigts s’effacent au CE1 quand les petits résultats deviennent automatiques.
L’addition et la soustraction s’apprennent ensemble : ce sont les deux faces du même geste. Et c’est en résolvant des problèmes que l’enfant comprend quand il faut ajouter plutôt que retirer.
Cette notion figure dans programme de maths du CP, avec la soustraction et le calcul mental.