Premier thème de géographie, et il part de l’assiette : « Comment se nourrit-on dans le monde ? » Deux idées le structurent, et elles sont liées : on ne mange pas la même chose partout, et tout le monde ne mange pas à sa faim.
Les exercices sur « se nourrir » CM1 à imprimer
Une page en trois temps : trier produits agricoles et produits transformés, remettre dans l’ordre la chaine de production d’un yaourt, puis distinguer malnutrition et sous-nutrition.
- Trier : six aliments, agricoles ou transformés
- La chaine de production : cinq étapes à numéroter, de la ferme au magasin
- Manger à sa faim : les deux mots-clés du programme, et des exemples
Ce que l’exercice évalue : la chaine de production, que le programme demande explicitement de décrire : « la chaine de production d’un aliment consommé (yaourt, biscuit, fruit) ».
Se nourrir dans le monde
Produits, chaine de production, inégalités alimentaires.
Ce que le programme demande au CM1
Deux objets d’étude : « la diversité des pratiques alimentaires dans le monde » et « la provenance des principaux aliments que les élèves consomment ».
- Comparer : les pratiques alimentaires d’un pays riche et d’un pays en développement
- Distinguer : produits agricoles et produits alimentaires transformés
- Décrire : la chaine de production d’un aliment du quotidien
- Situer : deux pays à ration alimentaire riche et deux à ration insuffisante, sur des continents différents
Les mots-clés du thème sont au nombre de deux : « malnutrition/sous-nutrition » et « produit agricole/produit alimentaire transformé ». La sous-nutrition, c’est ne pas manger assez ; la malnutrition, c’est mal manger, même en quantité suffisante.
Partir du contenu du placard
- Trier ce qu’on a chez soi. Une pomme et un biscuit : l’un sort de terre, l’autre d’une usine. Le tri se fait en cinq minutes, dans la cuisine.
- Lire les étiquettes. Le pays d’origine y figure. On repère vite que le chocolat vient de loin et la farine de plus près.
- Remonter une chaine complète. Le yaourt : la vache, la traite, le camion, l’usine, le magasin. Le programme prend cet exemple précis.
- Comparer deux repas. Un repas d’ici, un repas d’ailleurs, avec des images. La diversité se voit avant de s’expliquer.
Les erreurs classiques
- Il croit que la faim ne concerne que l’Afrique. Le programme demande de situer des pays sur « deux continents différents » dans chaque cas, riche comme insuffisant. La faim existe aussi dans les pays riches.
- Il confond malnutrition et sous-nutrition. Deux mots-clés distincts du programme : la quantité d’un côté, la qualité de l’autre.
- Il pense qu’un produit transformé est forcément mauvais. Le pain et le yaourt sont des produits transformés. La distinction est descriptive, pas morale.
- Il ignore d’où viennent ses aliments. C’est justement l’objet du thème : « la provenance des principaux aliments que les élèves consomment ».
Ce thème dure combien de temps ?
Le programme indique « 1 ou 2 périodes au choix ». L’enseignant module selon son projet de classe.
Faut-il connaitre des pays par cœur ?
Le programme demande de situer deux pays à ration riche et deux à ration insuffisante, sur des continents différents. Il n’impose pas lesquels.
Comment aborder la faim sans inquiéter ?
En restant factuel et en montrant que des solutions existent. Les enfants de CM1 supportent très bien la réalité si on ne la dramatise pas.
Ce thème ouvre l’année de géographie ; il précède les inégalités dans le monde, dont il est une première approche. Les échanges alimentaires remontent à l’époque des grandes explorations.
Elle s’inscrit dans les quatre thèmes de géographie du CM1.