Au CM1, l’écrit s’allonge et se relit. Le programme demande d’écrire « un texte d’une dizaine de lignes de différents types », d’« utiliser un brouillon pour organiser ses idées » et de « mobiliser des connecteurs temporels et logiques ».
La fiche d’écriture CM1 à imprimer
Un sujet précis avec trois contraintes, la place du brouillon, celle du texte, et une grille de relecture en six points.
- Le sujet : un récit avec un lieu décrit, un dialogue et une fin surprenante
- Le brouillon : quatre mots-clés, pas des phrases
- La grille : six vérifications, une par relecture
Ce que l’exercice évalue : la relecture autant que l’écriture : c’est elle qui rend l’enfant capable de se corriger seul, et c’est ce que le programme vise.
Écrire un texte d’une vingtaine de lignes
Brouillon, écriture, puis relecture guidée.
Ce que le programme demande au CM1
Trois compétences se développent « tout au long de l’année » : écrire pour transmettre à un destinataire, rédiger des phrases qui entrainent les automatismes de grammaire, et écrire un texte d’une dizaine de lignes.
- Un destinataire : on écrit pour être lu, pas pour l’exercice
- Des gammes : transformer une même phrase en changeant le sujet ou le temps
- Un brouillon : pour organiser ses idées avant d’écrire
- Des connecteurs : temporels et logiques : d’abord, ensuite, pourtant, enfin
- Écrire à la main : de manière fluide et efficace
Le programme cite un exemple de réussite qui remet les priorités en place : « l’élève écrit un message correctement orthographié pour être compris par le lecteur ». Le critère, c’est d’être compris.
Écrire en trois temps, jamais en un seul
- Le brouillon d’idées, sans phrases. Quatre mots jetés : où, qui, quoi, comment ça finit. Le brouillon est nommé dans le programme du cycle 3 comme une étape du travail, pas comme un choix.
- L’écriture, sans se relire. On écrit d’un trait. Chercher l’orthographe en écrivant coupe le fil des idées : la relecture vient après, une fois le texte posé.
- La relecture, une chose à la fois. D’abord les majuscules et les points, puis les verbes, puis les pluriels. Tout vérifier d’un coup ne marche pour personne.
- Faire lire à quelqu’un. C’est ce qui donne un sens à l’exigence d’orthographe : un texte qu’on ne comprend pas se voit immédiatement.
Les erreurs classiques
- Il écrit tout en une seule phrase. Avec des « et » à la place des points. Faire relire le texte à voix haute avec une pause à chaque point : les phrases interminables s’entendent avant de se voir.
- Il répète le même connecteur. « Et puis » vingt fois. Une liste de connecteurs affichée à côté change un texte du tout au tout.
- Il relit sans rien voir. Relire pour tout vérifier ne marche pas. Une grille ne sert que si l’on ne vérifie qu’un point à chaque passage : les majuscules, puis les accords, puis les répétitions.
- Il n’écrit que trois lignes. C’est presque toujours la page blanche, pas le refus d’écrire. Quatre questions posées avant d’écrire suffisent le plus souvent à lancer le texte.
Faut-il corriger toutes les fautes ?
Non. Tout signaler d’un coup décourage : deux points corrigés et compris valent mieux que quinze annotations. Cibler ce qui vient d’être étudié en classe, ce que le programme appelle les automatismes appris.
Mon enfant refuse d’écrire.
Souvent parce qu’écrire n’évoque plus que les fautes qui seront relevées ensuite. Écrire pour un vrai destinataire (une carte, un mot à un grand-parent) change la donne.
Une dizaine de lignes, c’est long ?
C’est l’attendu de fin d’année. Mieux vaut une demi-page tenue de bout en bout qu’une page pleine où le fil se perd.
Écrire suppose du vocabulaire et la maitrise des accords ; la relecture reprend les homophones un par un.
Cette notion figure dans le programme de lecture et d’expression du CM1.