En fin de CE2, l’élève doit pouvoir « écrire un texte d’une dizaine de lignes de différents types ». Et surtout : le relire pour le corriger. Le programme demande qu’il « utilise un brouillon pour organiser ses idées » et qu’il « mobilise des connecteurs temporels et logiques ».
La fiche d’écriture CE2 à imprimer
Un sujet précis, de la place pour écrire une dizaine de lignes, et une grille de relecture en six points à cocher.
- Le sujet : un récit à écrire, avec quatre éléments imposés
- Les lignes : la place pour une dizaine de lignes
- La grille : six vérifications à faire soi-même, une par ligne
Ce que l’exercice évalue : l’écrit produit, mais surtout la relecture : c’est la grille qui rend l’enfant capable de se corriger seul, ce que le programme attend.
Écrire un texte qui se tient
Le sujet, la place pour écrire, la grille de relecture.
Ce que le programme demande au CE2
Trois compétences se développent « tout au long de l’année » : écrire pour transmettre à un destinataire, rédiger des phrases qui entrainent les automatismes de grammaire, et écrire un texte d’une dizaine de lignes.
- Un destinataire : on écrit pour être lu, pas pour l’exercice
- Des gammes : transformer une même phrase : « la petite fille veut boire un chocolat » devient « les petits garçons veulent… »
- Un brouillon : pour organiser les idées avant d’écrire
- Des connecteurs : temporels et logiques : d’abord, ensuite, parce que, enfin
Le programme cite un exemple de réussite qui remet les priorités en place : « l’élève écrit un message correctement orthographié pour être compris par le lecteur ». Le critère, c’est d’être compris.
Écrire en trois temps, jamais en un seul
- Le brouillon d’idées, sans phrases. Trois ou quatre mots jetés : où, quand, qui, ce qui arrive. Le programme demande explicitement le brouillon.
- L’écriture, sans se relire. On écrit d’un trait. Se corriger en cours d’écriture casse le fil et décourage.
- La relecture avec la grille. Une relecture par point : d’abord les majuscules et les points, puis les verbes, puis les pluriels. Une seule chose à la fois.
- Faire lire à quelqu’un. C’est ce qui donne du sens à l’exigence d’orthographe : un texte qu’on ne comprend pas se voit tout de suite.
Les erreurs classiques
- Il écrit tout en une seule phrase. Avec des « et » à la place des points. Compter les phrases à voix haute après coup rend le problème visible.
- Il répète le même mot dix fois. Souvent « après » ou « et puis ». Une liste de connecteurs affichée à côté suffit à changer ça.
- Il relit sans rien voir. Relire pour tout vérifier ne marche pas. La grille impose une vérification à la fois, et c’est ce qui la rend efficace.
- Il n’écrit que trois lignes. Souvent par manque d’idées, pas par paresse. Le brouillon en quatre questions débloque presque toujours.
Faut-il corriger toutes les fautes ?
Non. Corriger tout décourage et n’apprend rien. Mieux vaut cibler ce qui vient d’être étudié en classe, ce que le programme appelle les automatismes appris.
Mon enfant refuse d’écrire.
Souvent parce que l’écrit est associé à la correction. Écrire pour un vrai destinataire, une carte, un mot à un grand-parent, change la donne.
Une dizaine de lignes, c’est long ?
C’est l’attendu de fin d’année. En septembre, cinq lignes bien construites valent mieux que dix laborieuses.
Écrire suppose du vocabulaire, un geste sûr en cursive, et la maitrise des accords qu’on vérifie à la relecture.
Cette notion figure dans le programme de lecture et d’expression du CE2.