Au CP, un enfant n’apprend pas à écrire tous les mots : il en mémorise quelques dizaines, ceux qui reviennent sans arrêt dans les textes. Cette page donne cette liste, dans l’ordre où ils apparaissent le plus souvent, avec les fiches pour les recopier.
Les listes de mots à imprimer
Cinq séries de vingt mots, à travailler dans l’ordre. Chaque fiche laisse deux colonnes pour recopier chaque mot en cursive.
Les 20 mots les plus fréquents
le, de, un, et, être, à, il, avoir…
Série 2
pour, pas, vous, par, sur, faire, plus, dire…
Série 3
voir, bien, où, sans, tu, encore, tout, si…
Série 4
devoir, là, jour, prendre, même, homme, temps…
Série 5
parler, alors, main, chose, ton, vie, aussi…
D’où vient cette liste
Elle n’est pas de nous. C’est la liste de fréquence lexicale publiée par l’Éducation nationale, constituée par le lexicologue Étienne Brunet à partir d’un large corpus de textes. Elle recense près de mille cinq cents mots, classés par nature et par fréquence. Nous en avons pris les cent premiers, ceux qu’un enfant de CP rencontre à chaque page.
Attention à une confusion fréquente : il n’existe aucune liste officielle de mots à savoir écrire en fin de CP. Les programmes demandent de mémoriser l’orthographe des « mots fréquents » et des « mots invariables », sans en fixer la liste. Chaque enseignant construit la sienne, souvent à partir de cette même source.
Pourquoi ces mots-là et pas d’autres
Les vingt premiers ne ressemblent pas à ce qu’on imagine d’une liste de CP : le, de, un, et, être, à, il, avoir. Ce sont des mots-outils. Ils sont courts, ils n’ont pas d’image, et beaucoup ne se déchiffrent pas régulièrement, comme et ou est. On ne les devine pas : on les reconnaît.
C’est justement ce qui les rend prioritaires. Un enfant qui bute sur dans ou pour à chaque ligne lit lentement et perd le sens de la phrase. Les automatiser libère la lecture entière.
Comment les faire apprendre
- Cinq mots à la fois, pas vingt. Une série de vingt se travaille sur une semaine entière.
- Lire, cacher, écrire, vérifier : l’enfant regarde le mot, on le cache, il l’écrit de mémoire, puis il compare lettre à lettre. C’est cette comparaison qui fait mémoriser, pas la copie.
- Épeler à voix haute en fermant les yeux : les mots-outils se retiennent mieux par le son des lettres que par leur image.
- Revenir sur les anciens chaque semaine. Un mot appris et jamais revu est un mot perdu.
Les erreurs classiques
- Il écrit les mots juste le lundi et les rate le vendredi. Normal : la mémorisation demande des retours espacés. Reprendre deux minutes chaque jour vaut mieux qu’un quart d’heure la veille.
- Il confond et et est, a et à. Ce n’est pas de l’orthographe mais de la grammaire, et cela s’installe au CE1. Au CP, on se contente de la forme la plus fréquente.
- Il recopie sans regarder le mot en entier. Il copie lettre par lettre en revenant sans cesse au modèle. Lui faire cacher le mot est le seul moyen d’y couper.
Les questions que se posent les parents
Combien de mots un enfant doit-il savoir écrire en fin de CP ?
Aucun texte officiel ne fixe de nombre. Les programmes parlent de mémoriser l’orthographe des mots fréquents et des mots invariables, sans liste imposée. En pratique, la plupart des classes travaillent quelques dizaines de mots dans l’année.
Où trouver la liste officielle des mots du CP ?
Elle n’existe pas. Ce qui existe, c’est la liste de fréquence lexicale publiée par l’Éducation nationale, qui recense les mots les plus courants de la langue. C’est elle que nous utilisons ici, et c’est elle que la plupart des enseignants utilisent pour bâtir leur propre progression.
Faut-il apprendre les mots dans l’ordre de la liste ?
Oui, c’est le plus efficace : l’ordre est celui de la fréquence, donc de l’utilité immédiate. Les vingt premiers mots reviennent à presque toutes les lignes d’un texte pour enfants.
Mon enfant lit bien mais écrit mal ces mots, est-ce grave ?
Non, et c’est très courant. Lire un mot et l’écrire ne mobilisent pas la même mémoire. L’écriture vient plus tard, et elle progresse surtout par la copie comparée, pas par la lecture.
Ces mots-là ne se déchiffrent pas, ils se reconnaissent : c’est ce qui fait la vitesse de lecture. On les vérifie ensuite en dictée, jamais l’inverse.
Cette notion figure dans programme de grammaire du CP, avec la dictée et la lecture.