Le programme du CM1 chiffre les lectures de l’année, ce qui est rare : au moins deux œuvres issues du patrimoine et cinq ouvrages de littérature de jeunesse. Sept livres, avec une consigne de variété : genres, formes et modes d’expression.
Le carnet de lecture CM1 à imprimer
Une page pour tenir l’année : sept lignes de carnet, une liste de genres à cocher, et le plan pour parler d’un livre en quatre phrases.
- Le carnet : sept lignes, une par livre : titre, auteur, genre, avis
- Les genres : six genres à cocher au fil de l’année
- En parler : quatre phrases pour présenter un livre
Ce que l’exercice évalue : la trace : le programme demande que l’élève « garde trace de ses lectures et les partage ». Le carnet est cette trace.
Sept livres dans l’année : le carnet de lecture
Garde trace de tes lectures et apprends à en parler.
Ce que le programme demande au CM1
Le texte est précis sur la quantité et sur la variété : « au CM1 : au moins 2 œuvres issues du patrimoine et 5 ouvrages de littérature de jeunesse », et « on veille à varier les genres, les formes et les modes d’expression ».
- Deux œuvres du patrimoine : des textes qui ont traversé le temps
- Cinq ouvrages de jeunesse : romans, albums, bandes dessinées
- Varier : texte seul, texte et image, image animée
- Garder trace : et partager ses lectures
- La représentation des autrices : le programme y « veille » explicitement
Le programme précise que ces lectures se répartissent sur les deux années CM1-CM2, avec « une progression dans la difficulté et la quantité ». Une même œuvre peut être reprise plus finement l’année suivante.
Faire lire sans dégouter
- Laisser choisir, dans un cadre. Trois livres proposés, l’enfant en choisit un. Le choix change tout sur l’engagement.
- Accepter la bande dessinée. Le programme cite explicitement « texte et image pour les albums et la bande dessinée » comme mode d’expression à varier.
- Lire à deux voix. Un chapitre lu par l’adulte, un par l’enfant. Cela permet d’aborder des livres plus difficiles que ce qu’il lirait seul.
- Tenir le carnet, sans le transformer en devoir. Titre, auteur, une phrase. Un carnet trop exigeant ne se remplit jamais.
Les erreurs classiques
- On impose des classiques trop difficiles. Une œuvre du patrimoine peut être lue en version adaptée ou lue à voix haute par l’adulte. L’important est la rencontre, pas la performance.
- On refuse la bande dessinée. Elle est explicitement citée par le programme comme mode d’expression à faire découvrir.
- On transforme la lecture en contrôle. Un questionnaire après chaque livre est le meilleur moyen de faire détester la lecture. Le programme parle de partager, pas d’évaluer.
- On ne relit jamais. Relire un livre aimé est une pratique de bon lecteur, et cela améliore la fluence sans effort.
Qu’est-ce qu’une « œuvre du patrimoine » ?
Un texte reconnu qui a traversé le temps : contes, fables, mythologie, romans classiques adaptés. Le programme n’en donne pas de liste fermée.
Sept livres, est-ce beaucoup ?
C’est un livre toutes les cinq semaines environ, et cela inclut les albums et les bandes dessinées. Beaucoup d’enfants en lisent bien plus.
Faut-il vérifier qu’il a lu ?
Mieux vaut en parler que le contrôler. Les quatre phrases de présentation suffisent à savoir si le livre a été lu, sans en faire une épreuve.
Lire des œuvres entretient la fluence et enrichit le vocabulaire ; en parler travaille l’oral, et écrire dessus rejoint la production d’écrits.
Cette notion figure dans la lecture et l’expression au CM1.